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Couleurs de mai

Le muguet

Les chênes

Les vignes

Les blés et les coquelicots

Le muguet du 1er mai.
Les chênes qui reverdissent d’un coup.
Les vignes bien disciplinées par la taille hivernale.
Les coquelicots qui colorent des champs de blé tout entiers.
Oiseaux, insectes butineurs et papillons pleins d’ardeur.
C’est une belle saison. (malgré les premiers moustiques aujourd’hui, hélas !)

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Noël au balcon

Gelée

Il n’a pas encore fait vraiment froid.
Peu de neige en montagne.

Alors, Noël au balcon, Pâques au tison ?
Proverbe bien connu, dans un sens ou dans l’autre selon les années, mais qui ne se vérifie pas toujours bien sûr. On verra s’il fait froid à Pâques !

* un tison : c’est un morceau de bois qui a commencé à brûlé et qui continue à se consumer. Donc dans ce dicton, il évoque l’idée du feu qu’on fait dans la cheminée parce qu’il fait froid dehors. (A part dans cette expression, aujourd’hui, on emploie ce mot très rarement en fait.)
Avez-vous le même genre de dicton dans vos langues respectives ?
Je vous souhaite un Joyeux Noël, avec ou sans neige !

Rouge comme une tomate

cueillette de tomates

Cornues des Andes

De bonnes choses à manger l’été !
C’est aussi une expression.
Il est devenu rouge comme une tomate tellement il était gêné.
Elle est très timide. Elle devient facilement rouge comme une tomate.

A part ça, c’est bientôt la fin des tomates… Donc de l’été.
Donc retour au travail depuis lundi.
Donc retour aussi sur ce blog, avec de nouveaux billets plus réguliers dès la fin de cette semaine !

La pause

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Dans la chaleur de l’après-midi, ce n’était pas une pause café mais une pause melon !
Melons du jardin. Mûrs et juteux à point.
Les délices de l’été.

Une pause, pas une pose comme je l’ai vu écrit l’autre jour. La prononciation est la même mais l’orthographe évoque instantanément deux choses bien différentes. Nous avons de nombreux homonymes en français.
J’ai remarqué qu’une des fautes classiques en ce moment, c’est la confusion entre une balade et une ballade. On lit sans cesse ballade, qui désigne une chanson ou un petit poème, à la place de balade qui est une promenade. Faire une balade ou une ballade, prendre une pause ou une pose, ça n’a rien à voir !

S’envoler

La maison à oiseaux

Lorsque nous nous sommes installés ici, il y avait tout à faire au jardin, qui n’en était plus un… Les tractopelles avaient peu ménagé les lieux. Il ne restait qu’un pin devant la maison, petit frère de ceux qui poussent alentour. Aujourd’hui, il a tellement grandi que ses branches touchent la maison. Et nous avons planté un chêne, venu de la maison familiale du sud-ouest, deux oliviers, pas trop vieux pour les regarder grandir, un figuier qui ne tiendrait plus du tout dans le petit pot offert par mon père, trois cyprès de Florence, parce que c’est la tradition en Provence et auxquels, heureusement, nous ne sommes pas allergiques ! Et une haie un peu fouillis où se mélangent lauriers rose, lauriers sauce, lauriers tin, photinias, pittospsorum, eleagnus, cotoneaster et un chêne vert. Je crois que c’est tout.

Et bien sûr, avec les arbres et les arbustes qui grandissent, arrivent les oiseaux. En plus des rouges-gorges, des chardonnerets, des mésanges, des tourterelles (un peu envahissantes) et des pies très bavardes, depuis un an, nous avons la visite d’une huppe fasciée. Et cette année, le jardin semble bien plaire à un serin cini et un bouvreuil que nous ne connaissions pas.

Là, vous vous dites : elle s’y connaît en oiseaux. En fait, pas du tout ! Mais j’ai un petit livre – pré-internet – avec des photos, et il y a des sites où on peut même écouter le chant de tous les oiseaux, histoire d’être bien sûr.

Bref, je n’arrive pas à la cheville* de ce passionné que j’ai écouté avec délice l’autre jour à la radio ! Il vit dans le nord, en Picardie, où j’ai travaillé il y a longtemps. Mais à l’époque, je n’étais pas très sensible aux oiseaux. Petit regret ! Alors, je me suis régalée à l’écouter parler, avec son léger accent picard. Voici un petit extrait :

Ou ici : La passion des oiseaux

Transcription :

J’ai commencé à observer les oiseaux, j’avais sept-huit ans et c’était cette attirance pour la vie. Beaucoup d’enfants s’intéressent aux animaux et c’est souvent par l’intermédiaire de la télévision ou des livres, des animaux d’Afrique. Et je me suis rendu compte (1) très tôt que j’irais peut-être jamais en Afrique. J’étais gamin (2), j’allais pas en vacances, et je me suis intéressé aux oiseaux des jardins. Et mon père était facteur. Donc à l’époque, les tournées se faisaient (3) en vélo (4). Je le suivais avec mon petit vélo. Et il me montrait les oiseaux, les plantes, sans connaître les noms, hein, il était pas du tout naturaliste. Mais il avait le plaisir de regarder le vivant. Alors, le vivant, ça allait loin, c’est… c’était aussi un joli crucifix, une porte d’église, un porche d’une ferme picarde. Tout avait une valeur de vivant. Il avait été prisonnier de guerre dans les camps nazis, donc il avait une valeur du vivant et de la liberté qui était très, très forte. Et ça m’a donné le goût de respecter tout ce qui était vivant et plus ça va, plus ça s’amplifie, hein.
Ah oui, des barges rousses, là, qui arrivent sur la réserve (5), là, avec la marée haute (6), ouais. Alors ça, la barge rousse, c’est magique. C’est un petit échassier (7), qui passe l’hiver en Afrique de l’ouest et qui va nicher (8) en Laponie. Alors pour faire Sénégal, ou Mali, ou Niger – Laponie, elle fait deux arrêts, c’est tout. Elle peut faire 4000 kilomètres en 72 heures (9), quoi. Ça dépasse parfois l’imagination de voir que ces oiseaux peuvent voler comme ça pendant 72 heures de manière ininterrompue. Donc celles qui s’arrêtent chez nous sont souvent les oiseaux les plus fatigués. Et le lendemain, vous les avez plus (10), quoi. C’est ça aussi qui est magique dans la migration, c’est que, à un moment donné, vous avez la chance d’être là, quand tel ou tel oiseau (11) se pose. Une demi-heure avant, une demi-heure après, ça y est, c’est fini, l’oiseau peut être parti. Ou alors, il peut, si les conditions sont pas bonnes, rester plusieurs jours et dans ces cas-là, vous en profitez (12). Mais c’est lui qui décide.

Quelques détails :
1. se rendre compte : comprendre
2. j’étais gamin = j’étais enfant. (un peu plus familier). On dit aussi souvent : J’étais tout gamin.
3. Se faisaient : ce verbe pronominal (se faire) s’emploie à a place de la voie passive (étaient faites) qui paraît moins naturelle.
4. En vélo : on peut dire aussi à vélo. Il n’y a pas de différence.
5. La réserve : il s’agit de la réserve ornithologique du Marquenterre, où les oiseaux sont protégés.
6. A marée haute, la plage est couverte d’eau, donc les oiseaux viennent chercher leur nourriture davantage dans les terres.
7. Un échassier : c’est un oiseau aux longues pattes, d’où le nom. Il est comme monté sur des échasses. Les échasses sont normalement des sortes de bâtons de bois sur lesquels on monte pour marcher en étant plus « grand ».
8. Nicher : faire son nid et se reproduire.
9. 4000 = quatre mille (pas de « s ») à mille, invariable. – 72 : soixante-douze
10. Vous les avez plus : et voilà pour illustrer mon billet « Plus ou moins 2 » ! Il veut dire : Vous ne les avez plus, ils sont partis. Mais il ne dit pas « ne » dans sa phrase négative.
11. Tel ou tel oiseau : un oiseau ou un autre
12. vous en profitez = vous profitez de lui, c’est-à-dire que vous avez la possibilité de l’observer.

* ne pas arriver à la cheville de quelqu’un : être très loin d’être aussi bon, aussi compétent que cette personne.

Une jolie évocation, où on peut bien observer le jeu de nos temps du passé :
– De jolis imparfaits pour nous replonger dans ses habitudes d’enfant : je n’allais pas… j’étais… se faisaient… je le suivais… il me montrait…
– Des passés composés pour nous expliquer comment cette passion est née, comment tout a commencé : j’ai commencé… je me suis intéressé… je me suis rendu compte…

Oiseaux du jardin

C’était un petit passage à la fin d’une émission plus longue, sur une écrivaine. Ce reportage est à environ 40 minutes 43 du début.

Le voici aussi en entier (8 minutes), mais je n’ai pas transcrit la totalité : Passion des oiseaux en Baie de Somme
S’il y a quelque chose qui vous intéresse et que vous ne comprenez pas, dites-le moi. Il y est question des cigognes qui sont muettes, des oies qui ne sont pas bêtes du tout et font parfois ménage à trois, de pouillots véloces dont j’aime bien le nom !

Herbier de mai

Fleurs de mai

Petit tour dans mon jardin du mois de mai :
des alysses corbeille d’argent, des sauges décoratives, des cistes, des népétas, du thym en fleur, un rosier ancien, un citronnier aux fleurs odorantes, des diascias, des iris, une spirée, des anthémis, des pâquerettes, des marguerites jaunes et des petites clochettes violettes dont j’ai oublié le nom, des vraies lavandes et bientôt du lavandin.

A force d’essais pas toujours réussis, je sais ce qui pousse ici à peu près sans arrosage autre que les pluies de printemps !

Porte-bonheur

Muguet

Le 1er mai, la tradition veut qu’on offre du muguet. Les petites clochettes blanches et parfumées marquent le retour du printemps et on dit qu’elles portent bonheur.
Le muguet pousse dans les jardins et les sous-bois. Ce n’est pas une plante bien rare ! Mais producteurs (dans la région de Nantes essentiellement) et fleuristes en ont fait une vraie industrie et un véritable commerce. Il faut dire qu’à 1€ minimum le brin, ça peut rapporter gros. Le seul problème, c’est que cette petite fleur doit être prête pile pour le 1er mai, pas avant, pas après. Et selon les années, elle est en retard ou en avance. C’est une plante, elle vit au rythme de la nature quand même ! Et c’est très bien comme ça.

Cette année, après un hiver doux, le muguet était donc en avance et pressé de fleurir. Il parfume notre maison depuis plusieurs jours !

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