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Le jeune papa qui voulait apprendre à cuisiner

CuisinerC’est très à la mode de raconter des histoires de la vie des gens ordinaires. C’est ce qu’ont compris les entreprises pour se faire de la publicité, poussant ainsi plus loin la vieille idée de mettre en scène des utilisateurs de leurs produits. Maintenant, ce sont de véritables petits films, à regarder sur leur site ou les réseaux sociaux. Et la cuisine est partout ! Je suis donc tombée sur de nouvelles vidéos qui mettent en scène un cuisinier plein d’énergie et des apprentis-cuisiniers, avec en arrière-plan cette fois-ci une marque d’huile qu’on trouve partout. (Mais ils ne passent pas leur temps à mentionner le nom de cette huile. Donc c’est regardable comme une petite tranche de vie.)

Fred et CédricEncore de la cuisine, allez-vous dire ! Oui, mais c’est surtout parce que j’ai trouvé que les échanges entre Fred et ceux qui ont besoin de ses conseils étaient une belle leçon d’oral, pleine de naturel, de mots familiers, la vraie vie donc! Et accessoirement, j’ai retenu une astuce pour faire une excellente mayonnaise, que je testerai un de ces jours !

Voici donc l’un de ces épisodes, en cliquant ici, où Fred apprend à Cédric comment s’y prendre et épater sa compagne en lui cuisinant de bons petits plats.

Transcription
Vous savez quoi ? Pour moi, la cuisine populaire, c’est à la fois des plats simples et gourmands. Bah ça, c’est tout ce que j’adore. Mais cuisiner au quotidien, c’est parfois compliqué pour ceux qui manquent de temps, d’expérience ou encore d’idées. C’est pourquoi j’ai décidé d’aller à leur rencontre, pour partager avec eux toutes les petites astuces que j’ai pu glaner au cours de ma vie de cuistot (1) tout terrain (2). Parce que après tout, cuisiner sans en faire tout un plat (3), croyez-moi, c’est possible.

– Oui, oui, non non, t’inquiète pas, non, non, je t’attends, non, non. Je suis juste à la sortie du métro. Non, non, prends ton temps. Tout va bien, à toute (4), ciao.
Là, j’étais en ligne avec Cédric. Il est toujours à la bourre (6). Ça, on m’avait prévenu. En fait, il est éditeur de jeux vidéo, il bosse comme un dingue (7), et en plus de ça, il vient d’avoir un petit bébé avec sa compagne (8) Malène. Alors, jusqu’à présent, c’était elle qui était la préposée aux fourneaux (8). Mais là, depuis l’arrivée du petit, franchement, il a décidé de mettre la main à la pâte (9).

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Pot de rentrée

On a fait un pot

Comme cette entreprise fête les 20 ans d’existence de sa marque de laitages bio, on trouve cette affiche dans nos rues. Le bio est à la mode car de plus en plus en gens en ont assez de manger de la nourriture industrielle et ont envie d’avoir (ou de retrouver) une alimentation plus « vraie ». Vrai est donc la marque des laitages bio qu’on trouve en grande surface, c’est-à-dire dans les supermarchés.

Alors pour nous rappeler qui ils sont, ils ont imaginé cette publicité, qui joue sur les mots :
– Ils font des pots tous les jours puisque nous achetons tous les jours des pots de yaourt, des pots de fromage blanc, des pots de crème dessert.

– Mais faire un pot, c’est aussi une expression qui signifie qu’on célèbre quelque chose avec ses amis, ses collègues, autour de bonnes choses à boire et à manger. On peut faire un pot pour son anniversaire, pour la naissance d’un enfant, pour son arrivée dans un nouveau poste, pour son départ à la retraite, pour une promotion ou une mutation, un pot de fin d’année, bref, pour tout ce qui mérite qu’on partage un moment particulier avec son entourage.

En cette période de retour des vacances d’été, ce sont les pots de rentrée qui sont d’actualité.
Je vous souhaite une bonne rentrée !

Boisson fraîche

Les citrons
Il fait chaud.
Besoin de se rafraîchir et de se désaltérer.
Besoin de ne rien faire du tout.
Donc piscine, boissons fraîches et paresse au programme.

Voici une pub très estivale et très courte mais qui nous dit des choses sur le français et sur la France !

Cette publicité est ici.

Transcription
– Hum ! Super bonne, ta citronnade ! (1)
– Merci ! C’est moi qui l’ai pas faite. (2)
– Ah bon ? Et tu l’as pas faite comment ?
– Bah j’ai pas pressé de citrons, j’ai pas mis l’eau de source (3) et j’ai pas mis le sucre (4) non plus.
– Non mais tu as dû te lever hyper pas tôt ! (5)
– T’inquiète. (6)

Les citrons déjà pressés pour vous, de l’eau de source et une pointe de sucre (7). Pulco citronnade, la paresse a du bon. (8)

Juste le son:
La citronnade

Des explications :
1. de la citronnade : ce terme a un petit côté ancien. Avant toutes les boissons disponibles aujourd’hui, il y avait de la citronnade et de l’orangeade, mélanges de jus de citron ou d’orange avec de l’eau et du sucre.
2. C’est moi qui l’ai… : normalement, on dit : C’est moi qui l’ai faite. C’est ce à quoi tout le monde s’attend. De plus, comme c’est une phrase orale, il n’y a pas « ne » de la négation. Mais tout d’un coup, on entend la forme négative, ce qui nous fait sourire, d’autant plus qu’elle n’est pas vraiment correcte. (On dit normalement: Ce n’est pas moi qui l’ai faite.) Et on comprend sur quoi est basée cette publicité, tout entière à la forme négative de façon inattendue.
3. J’ai pas mis l’eau de source : la première chose, c’est qu’ils insistent sur le fait que c’est de l’eau très naturelle, pour donner un côté très sain à cette boisson industrielle. La deuxième chose, c’est qu’ils utilisent l’article « l’ », au lieu de dire : j’ai pas mis d’eau de source. Cela donne l’impression qu’il est évident que la boisson est à base d’eau de source. C’est comme si tout le monde connaissait la recette.
4. Le sucre : même remarque que précédemment. (le sucre au lieu de dire : j’ai pas mis de sucre)
5. hyper pas tôt : normalement, on n’emploie jamais hyper avec une forme négative.
6. T’inquiète ! : cette phrase, très orale, est fréquente. Normalement bien sûr, on dit : Ne t’inquiète pas (forme normale) / T’inquiète pas (familier). Mais depuis quelques années, on entend souvent la forme sans la négation, avec la même signification. Donc ce qui est bien fait dans ce dialogue, c’est qu’il y a des négations là où il n’en faut pas habituellement et inversement, elles ont disparu là où il en faudrait!
7. Une pointe de sucre : cette expression permet de donner l’impression qu’il y a très peu de sucre ajouté dans cette boisson, encore une fois pour donner l’idée que cette boisson est saine et comme ce qu’on ferait soi-même, bien qu’elle soit industrielle.
8. La paresse a du bon : Quand on dit de quelque chose que ça a du bon, c’est que c’est positif, que cela a un effet bénéfique. De plus, ici, il y a un jeu sur les mots puisqu’il s’agit d’une boisson, qui est bonne.

Petite remarque sur la conjugaison: il y a des Français qui accordent mal le verbe quand la phrase commence par C’est moi qui… On entend la faute: **C’est moi qui a… Bien sûr, on accorde à la première personne du singulier:
C’est moi qui suis paresseuse. / C’est moi qui irai faire les courses / C’est moi qui voulais arrêter. / C’est moi qui ai soif.
Et à la forme négative: Ce n’est pas moi qui ai fait ça. / Ce n’est pas moi qui dirai le contraire.

Eloge de la paresse, avec l’été et les vacances qui approchent, mais aussi préoccupation pour la santé – et la ligne.(Toutes les publicités pour de la nourriture ou des boissons doivent comporter le message du Ministère de la Santé sur le fait de manger 5 fruits et légumes par jour et sur la nécessité de bouger.)

Cardamome, cannelle, aneth et enfance

Cuisiner

Elle parlait de cuisine avec une telle gourmandise l’autre jour à la radio !
Et à travers la cuisine, elle parlait de son pays natal et de son enfance.
Un petit morceau de Finlande à travers ses mots, à travers des noms de plats inconnus et ça sentait bon les épices dans son restaurant parisien.
Et un accent un peu traînant, proche des accents qu’on entend dans l’est de la France.

Saveurs de la cuisine finlandaise

Transcription :
– On sait pas vraiment d’où on vient finalement, les Finlandais, car on a une langue à part. On a aussi notre sauna. Ici, on dit sauna, hein, mais c’est sauna, voilà. Donc c’est un peu notre hammam. On est un peu comme les Arabes, quoi, du nord, quoi. Beaucoup de cannelle, on utilise de la cardamome, on fait des petits gâteaux avec, du pullat, qui est délicieux, c’est comme un pain au lait, avec de la cardamome. C’est hyper bon ! Moi, je peux pas concevoir de faire des boulettes de viande finlandaises sans mettre le piment de Jamaïque dedans. Ah non, ce serait pas des lihapullat.
Ah, la cloche ! Ça , c’est […]*. Gratin au saumon. En Finlande et en Scandinavie, on utilise énormément de l’aneth (1). On en met partout. Que quand l’été arrive, le printemps, on a des nouvelles pommes de terre (2), c’est comme une fête, hein. Donc c’est des petites pommes de terre et on les fait cuire avec de l’aneth, dans l’eau (3). Puis après qu’on a mangé ça, on est bien, quoi ! C’est de la cuisine qui vous pouponne (4) un peu.
Mes parents sont très gourmands, et ma mère est espagnole. C’est un peu un mélange. Et mon père est finlandais. Et toujours mes parents, entre eux, parlaient qu’est-ce qu’on va manger demain (5). Vous voyez. Ça faisait partie de la famille. Et je trouve que c’est très bien, car je trouve que… Je sais pas, je m’entends pas tellement bien avec des gens qui s’en foutent (6) de la bouffe (7). Je trouve que c’est triste. Mais maintenant, ça m’arrangerait (8) quelqu’un qui s’en fout de manger, comme ça, on reste mince, vous voyez.
– Vous y retournez souvent, en Finlande ?
– Au moins une fois par an. Je vais dans les lieux où j’allais avant, où mon grand-père m’amenait, dans des bons cafés. J’aime bien les vieux cafés à l’ancienne (9). Retrouver des goûts un peu d’enfance, quoi. Perunalebos*, le gâteau à la pomme de terre. C’est un petit gâteau sucré, quoi. Mais ils le font plus maintenant. C’est triste ! Tarte aux myrtilles, car il y a beaucoup de myrtilles en Finlande. Et ça fait partie de l’été, comme les fraises aussi, car les fraises en Finlande sont beaucoup plus rouges que les fraises qu’on trouve ici. C’est comme du sang.

Quelques détails :
1. énormément de : après énormément, il ne faut pas utiliser le, la ou l’. Donc il faut dire Enormément d’aneth. C’est comme Beaucoup d’aneth. Mais on dit bien : J’utilise de l’aneth.
2. Des nouvelles pommes de terre : en cuisine, on dit : Des pommes de terre nouvelles, pour parler des pommes de terre qui viennent d’être récoltées.
3. Dans l’eau : en cuisine, on dit plutôt : On les fait cuire à l’eau.
4. Pouponner : ce verbe signifie qu’on s’occupe d’un bébé avec tendresse et beaucoup d’attention. Donc ici, elle veut dire que cette nourriture vous fait du bien, comme si on vous dorlotait comme un bébé.
5. parlaient… : il vaudrait mieux dire : Ils parlaient de ce qu’on allait manger le lendemain. Ou alors, Ils se demandaient : Qu’est-ce qu’on va manger demain ?
6. S’en foutre de quelque chose : ne pas y attacher d’importance. (très familier)
7. la bouffe : la nourriture (argot)
8. ça m’arrangerait : ce serait bien / mieux pour moi.
9. À l’ancienne : comme autrefois, traditionnel.

L’émission entière est ici, avec ce petit reportage vers la fin.

* Si des lecteurs finnois passent par ici et écoutent leur compatriote, peut-être pourront-ils me donner les mots que je ne sais pas écrire !

Petites douceurs

Petits moelleux crème de marron

Il me restait de la crème de marron car les pots qu’on achète sont un peu gros. J’avais des petits moules que je n’avais jamais essayés. Et j’avais envie de quelque chose de moelleux, avec un petit cœur fondant. On va donc appeler ces petites douceurs toutes simples des Petits moelleux à la crème de marron. Essai réussi !

Voici la recette:
Il faut 250 grammes de crème de marron, 2 œufs, 60 grammes de beurre et 30 grammes de farine. Pas de sucre, la crème de marron suffit.

On allume le four à 180°.
On casse les œufs dans un saladier et on les bat avec un fouet.
On fait fondre le beurre à feu très doux.
Puis on ajoute 200 g de crème de marron aux oeufs, on mélange bien.
Ensuite, on ajoute le beurre fondu et on mélange le tout.
Pour finir, on incorpore la farine et on obtient une jolie pâte bien lisse.
On remplit des petits moules à tartelettes et au milieu, on dépose un tout petit peu de la crème de marron qui reste.
On fait cuire 11 à 12 minutes. Et on démoule tout de suite. J’ai obtenu 22 petits moelleux, parfaits pour grignoter sans se sentir lourd après !

La prochaine fois, je me suis dit que je mettrai au milieu de chaque gâteau un peu de compote de pommes à la place de la crème de marron. Il me semble que ça devrait être bon aussi !

La seule chose, c’est que j’ai utilisé des petits moules souples en silicone (en plaque). C’est efficace. Mais j’espère aussi que c’est respectueux de notre santé.

Automne

Les cèpes

Les champignons sortent, puisque c’est l’automne. Tous ne sont pas comestibles mais ces cèpes sont très appréciés. Et pour qui connaît les bons coins (selon les arbres et l’exposition), ils poussent… comme des champignons !

Voici donc une expression de saison (qu’on retrouve dans d’autres langues) : pousser comme des champignons / comme un champignon.
Elle indique une croissance ou un développement très rapide, comme les champignons après la pluie, en général pour des bâtiments, des villes :
Dans ce quartier, les maisons poussent comme des champignons car de nombreux permis de construire ont été accordés.

Il existe une autre expression, argotique celle-ci, mais qui n’a pas le même sens, et qu’on entend moins qu’avant. (L’argot est soumis aux modes.)
Quand on appuie sur le champignon, cela veut dire qu’on accélère au volant de sa voiture.

Magie, chimie et gourmandise

Gâteau magique

J’aime beaucoup les livres de cuisine. La semaine dernière, j’en ai trouvé un auquel je n’ai pas pu résister. Joli titre, jolie couverture, jolies photos toutes plus appétissantes les unes que les autres et simplicité des recettes : Gâteaux magiques, par Aurélie Desgages. ( 33 recettes-variations, pour moins de 8€ !)
J’avais déjà lu la recette classique sur le blog de cuisine de Laurence que j’aime bien suivre: Plaisir et équilibre. (Tout un programme, qui me convient bien !) Cette histoire de « magie » avait donc retenu mon attention…

Mais bien sûr, ce n’est pas le tout* de rêver devant des recettes. Il faut passer à l’action, passer du futur (Hum, ça a l’air bien bon, je vais faire ça) au présent et produire du concret ! C’est chose faite depuis le weekend dernier. Gâteau confectionné, réussi, testé et totalement approuvé par la famille.

Et effectivement, c’est bien magique : on fait une seule pâte qu’on verse dans un moule et on obtient, après cuisson, sans aucune manipulation spéciale, un gâteau avec une couche de flan onctueux, une couche de crème, et une couche de biscuit léger et moelleux par dessus. Les couches se font toutes seules ! Magique. Enfin presque… Car maintenant, j’ai appris pourquoi ça marche. La cuisine, c’est aussi de la chimie.

Voici donc d’abord la recette. Honnêtement, rien de plus simple.
Puis le pourquoi du comment.
Et quelques avis.
Si après ça, vous ne faites pas ce gâteau…

La recette du gâteau magique à la vanille

Transcription :
Donc voici la recette du gâteau magique à la vanille. Gâteau magique parce que en fait, à la fin de la cuisson, il présente trois couches superposées, alors qu’on a mis une seule et même pâte dans le moule. Donc c’est vrai que ça paraît magique ! Et ça marche !

Pour les ingrédients, il faut :
125 grammes de beurre, 1 gousse de vanille, 4 œufs, 150 g de sucre en poudre, 115 g de farine, 1 cuillerée à soupe d’eau, 50 centilitres de lait et une pincée de sel. Voilà.
Et on pèse bien les ingrédients parce que, comme toujours en pâtisserie, c’est précis. Et si on veut être sûr de réussir (contrairement à d’autres plats en cuisine), pour être sûr de réussir les gâteaux, les pâtisseries, il faut absolument respecter parfaitement les proportions.

– Alors, on allume le four à 150°. (Ou thermostat 5.)
– Pendant ce temps-là, on fait fondre le beurre à feu doux, dans une casserole.
– Par ailleurs, on sépare les blancs des jaunes et dans un saladier, on fouette les jaunes avec le sucre.
– Ensuite, dans ces jaunes, on verse le beurre fondu.
– On ajoute les graines de vanille qu’on a sorties de la gousse de vanille. (Il faut fendre la vanille, la gousse de vanille en deux et gratter l’intérieur avec un couteau ou une petite cuillère.)
– Ensuite on ajoute la farine.
– Puis l’eau et le lait.
– Et on mélange bien tout ça au fur et à mesure, et ça fait une pâte qui ressemble un peu à une pâte à crêpes, liquide, en fait, plutôt liquide.
– Par ailleurs, on met la pincée de sel dans les blancs et on monte les blancs en neige très ferme, à l’aide d’un batteur électrique ou d’un robot. Et on ajoute les blancs dans la préparation. Alors, contrairement à d’habitude, on n’essaie pas d’incorporer parfaitement les blancs. On les ajoute et on laisse des morceaux. Donc ça fait une pâte un petit peu grossière, liquide, avec les blancs qui surnagent, qui flottent.
– Ensuite, on verse la préparation dans un moule, un moule assez haut et pas trop grand, pour qu’il puisse y avoir assez d’épaisseur ne fait, pour qu’il y ait bien les trois couches. Donc le moule, on peut le beurrer, ou alors, on met du papier de… papier cuisson, du papier sulfurisé au fond.
– Et donc on verse la préparation dans le moule et on met au four pendant 50 minutes à 1 heure.(50 minutes si le four est à chaleur tournante et 1 heure si le four est… traditionnel, disons.)
– Ensuite on sort le gâteau au bout du temps de cuisson et on laisse refroidir. Et on met au réfrigérateur au moins 3 heures.

Et ensuite, quand on va couper le gâteau, on verra apparaître les différentes couches. Et ensuite, bah le gâteau, on le conserve au réfrigérateur, s’il n’est pas mangé d’un coup ! Et ça ressemble un petit peu à un flan, avec une génoise par dessus. Et c’est vraiment très réussi.

Comment ça marche :

Le gâteau magique expliqué

Transcription
Un, deux, trois. Vous avez trois textures. Quand vous mettez cette pâte dans votre four, dans votre moule, vous avez une séparation naturelle des ingrédients, par densité, par leur poids, si vous voulez. Au fond, on a de la farine qui va gonfler en chauffant, comme vous avez des particules d’eau, ça va faire un flan. Au milieu, on va avoir le lait, les œufs, le sucre, et ça, ça va faire une texture crème prise, juste prise d’ailleurs, comme ça, ça va rester bien tendre. En haut, on a la matière grasse qui est très légère, avec les blancs en neige montés, un peu de farine. Et ça, ça va faire une texture un peu génoise. D’où les 1, 2, 3 couches. Ce sont les blancs en neige mal mélangés qui remontent à la surface. Et la cuisson très lente, 50 minutes, laisse le temps aux ingrédients de se séparer en fonction de leur densité.
Gâteau magique vanille
– Ça, c’est bon ! C’est bon, ça ! Là, c’est crémeux comme la crème pâtissière. Là, c’est le biscuit et là, c’est un peu plus…
– Plus dur.
– Comme le flan.
– Ouais. C’est ça.
– Non, franchement, c’est pas mal ! Moi, j’aime beaucoup.
– Ouais. C’est surprenant en fait.
– Ça a un côté fondant, là. La génoise aussi. Non, franchement, c’est bon !
– Franchement ouais. La consistance est agréable. C’est un peu comme une… une sorte de mousse. Non, c’est… c’est très bon ! Ouais.
– Entre île flottante et meringue dans… dans la bouche. C’est assez… C’est assez surprenant.

* Ce n’est pas le tout : ça ne suffit pas. (familier)

Le charcutier, les camping cars et les rillettes

Le charcutier au marchéVoici un autre écho de mes vacances. Un enregistrement pris sur le vif au marché dans une petite ville d’Ardèche.

Le charcutier et les clients juste avant nous s’étaient lancés dans une conversation haute en couleurs. Je vous en ai rapporté un petit bout car le temps que je sorte discrètement mon enregistreur, j’ai raté le début.

Sur les marchés, on entend souvent des choses comme ça, les gens discutent davantage que dans les magasins ordinaires. Sur les marchés, il y a du bruit ! Et quand en plus on a affaire à un charcutier qui a du baratin*, ça donne ce qui suit ! Rien d’impérissable, mais de l’authentique. Allez, je vous emmène au marché.

Pour que vous ne soyez pas trop perdus, voici les « personnages »:
– le charcutier qui fait de l’humour et s’y connaît en camping cars.
– une cliente et son mari.
– Gérard, un ami à eux et sa femme, qui venaient juste d’arriver de la Rochelle en camping car.

Ou ici : Le charcutier au marché

Transcription :
– Il est pas passé par la bonne route.
– Oui. Il s’est perdu. Il s’est perdu à… Il a pris la route de…
– Vernoux ?
– Vernoux. Il a pris en bas, là, le col (1). Il s’est trompé !
– Pas bon ! Vous avez fait le col (2) ? Oh là, là, là ! (3)
– Là, c’est mortel (4), hein.
– On s’était fait avoir (5) à l ‘Alpe d’Huez (6), avec le camping car (7). On avait fait l’Alpe d’Huez en descente. Et en bas, on s’est arrêtés. Eh bah, les enjoliveurs (8), on les a vus fondre. Il faut rouler parce que les freins, ils sont tellement chauds, il faut les refroidir.
– Non, non, mais c’est… C’est impressionnant, ouais, ouais.
Parce que les plaquettes de freins, à un moment donné, bah elles freinent plus, hein. Tu as beau appuyer (9) sur la pédale…
-Ah oui, oui oui. C’est pour ça, mais après, vous prenez la route et vous roulez.
– Parce qu’après aussi, quand on veut s’arrêter et ça freine pas, ça fait tout drôle (10), et qu’il y a une voiture devant aussi.
– Et avec ça, qu’est-ce qu’on met (11) ?
– Je sais pas. Je vais regarder. C’est quoi (12), là, derrière ?
– Hein ?
– C’est quoi ça, derrière ? Là, ça.
– De la rillette. (13)
– C’est de la rillette ? Eh bah, un petit bout de rillette alors. Vous l’aimez, vous ?
– Oh bah moi, j’aime tout, moi. Mais personne m’aime.
– Là, bon. Chéri ?
– C’est bon, moi.
– C’est pas du porc, hein, c’est du cochon, madame. (14)
– C’est pas pareil.
– Ouais, ça a pas le même nez.
– Eh non, rien à voir ! (15)
– Ah bah non.
– Voilà de la rillette.
– Et ça sera tout, chef. (16)
– Ça vous fera 19,55 € s’il vous plaît. Hop là ! (17)
– J’ai 55.
– Vous les avez ?
– Ouais.
– Bah alors, ça revient plus qu’à 19. C’est moins cher. (18)
– Merci.
– Bonne journée.(19)
– Merci.
– C’est Gérard qui porte ?
– Ah oui, oui.
– C’est un costaud (20), Gérard, ho ! A la Rochelle là-bas, ils sont costauds, il paraît.
– Allez…
– A bientôt.
– A la prochaine (21). Merci.

Des détails :
1. un col : c’est un passage en montagne qui permet d’aller d’une vallée à une autre.
2. Faire un col : franchir un col, passer par un col.
3. Oh là là ! : cette exclamation exprime le fait qu’il imagine comme ça a été difficile de passer le col avec un camping car.
4. C’est mortel : c’est vraiment difficile, ce n’est pas bon du tout de faire ça.
5. Se faire avoir : se faire piéger, se laisser embarquer dans une situation difficile qu’il aurait mieux valu éviter. (familier)
6. l’Alpe d’Huez : si vous suivez le Tour de France, vous savez que c’est un village et une station de ski dans les Alpes. La route qui y mène est difficile, avec ses très nombreux lacets. Et en descente, le problème, c’est que c’est très long, qu’il faut freiner. Or, si on freine tout le temps, cela peut être un problème pour les freins qui chauffent et ne sont donc plus efficaces. (Comme lorsqu’on redescend du Mont Ventoux en Provence.)
7. un camping car : c’est le terme qu’utilisent les Français pour désigner ces véhicules aménagés pour camper avec plus de confort que dans une tente. Il y a les adeptes du camping car et ceux de la caravane.
8. Un enjoliveur : c’est la partie de la roue qui « embellit » la roue.
9. Tu as beau faire quelque chose : même si tu fais quelque chose.
10. Ça fait drôle / ça fait tout drôle : c’est très bizarre, ça donne une étrange impression. (Ce n’est pas « drôle » dans le sens de amusant) (plutôt familier).
11. Qu’est-ce qu’on met ? : Il pourrait dire aussi : Qu’est-ce que je vous sers ?
12. C’est quoi, ça ? : question purement orale, familière.
13. De la rillette / des rillettes : c’est une sorte de pâté.
14. Du porc / du cochon : évidemment, c’est la même chose. Il fait de l’humour.
15. Rien à voir : cela signifie que c’est complètement différent. (ce qui n’est pas le cas bien sûr).
16. Chef : le ton de cette conversation est familier.
17. Hop là : il dit ça en lui tendant le sac avec la charcuterie qu’elle vient d’acheter.
18. Encore une fois, il fait de l’humour.
19. Bonne journée: les marchés se tiennent en général le matin. Donc le charcutier souhaite une bonne journée à ses clients à la fin de leurs achats.
20. Un costaud : quelqu’un qui est fort. (force physique)
21. A la prochaine : c’est une manière plus familière de dire A la prochaine fois.

* avoir du baratin: quelqu’un qui a du baratin, c’est quelqu’un qui parle beaucoup pour essayer de vous convaincre de tout et n’importe quoi. (familier)

Rouge comme une tomate

cueillette de tomates

Cornues des Andes

De bonnes choses à manger l’été !
C’est aussi une expression.
Il est devenu rouge comme une tomate tellement il était gêné.
Elle est très timide. Elle devient facilement rouge comme une tomate.

A part ça, c’est bientôt la fin des tomates… Donc de l’été.
Donc retour au travail depuis lundi.
Donc retour aussi sur ce blog, avec de nouveaux billets plus réguliers dès la fin de cette semaine !

La pause

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Dans la chaleur de l’après-midi, ce n’était pas une pause café mais une pause melon !
Melons du jardin. Mûrs et juteux à point.
Les délices de l’été.

Une pause, pas une pose comme je l’ai vu écrit l’autre jour. La prononciation est la même mais l’orthographe évoque instantanément deux choses bien différentes. Nous avons de nombreux homonymes en français.
J’ai remarqué qu’une des fautes classiques en ce moment, c’est la confusion entre une balade et une ballade. On lit sans cesse ballade, qui désigne une chanson ou un petit poème, à la place de balade qui est une promenade. Faire une balade ou une ballade, prendre une pause ou une pose, ça n’a rien à voir !

Dans mon assiette

Dans mon assiette

Dans mon assiette colorée, fraîcheur des tomates et des concombres. L’été approche !

Mais au sens figuré, dans mon assiette, signifie autre chose:
Dire de quelqu’un qu’il n’était pas dans son assiette hier revient à dire que cette personne n’était pas en forme, qu’elle ne se sentait pas très bien.
Par exemple: Je ne suis pas dans mon assiette. Je crois que je vais rester tranquillement à la maison.
(Cette expression s’emploie toujours à la forme négative.)
J’espère que vous n’aurez pas à l’employer en français !

Un café, s’il vous plaît

Mamie Nova Café

Les publicitaires ont le sens de la formule. Et ils savent jouer avec les mots. Voici une publicité qui me plaît bien !

– Au restaurant, à la fin du repas, c’est l’heure du café. Le serveur ou la serveuse vous pose la question rituelle : « Vous prendrez des cafés ? » La réponse peut être oui ou non mais très souvent, on en profite pour poser l’autre question rituelle, histoire de ne pas perdre trop de temps à la fin : « Un café / Deux cafés. (petite pause) Et l’addition, s’il vous plaît. »

– Alors, « Un café et l’addiction », c’est vraiment bien trouvé dans cette publicité pour une crème dessert au café ! Car c’est vrai que les yaourts Mamie Nova sont des gourmandises auxquelles on s’habitue très facilement. (J’ai un petit faible pour ceux au chocolat, crémeux, onctueux…) Impossible de résister à Mamie Nova. (Allez, il y a des addictions plus dangereuses que celle-ci )

Mamie Nova… Drôle de nom pour une marque, vous dites-vous peut-être. Pour nous, elle fait partie du paysage français. J’ai toujours vu des yaourts Mamie Nova, même si à un moment donné, ils ont traversé une passe difficile. Mais ils occupent à nouveau une place de choix au rayon yaourts de nos supermarchés. Bel exemple de ces marques qui traversent le temps et redeviennent à la mode, en changeant un peu d’image. Je vous en parlerai un de ces jours.

En attendant, petite leçon de fin de repas au restaurant, pour ceux qui viendraient en France un de ces jours :
– Le serveur : Des cafés ? / Combien de cafés ? / Qui prendra des cafés ? / Vous prendrez des cafés ?
– Vous : Un café / Deux cafés / Trois cafés (Le soir, certains demandent : Un déca*.) Et l’addition, s’il vous plaît. / Et vous nous apporterez l’addition, s’il vous plaît. / Vous nous porterez l’addition ? (ton interrogatif ou pas) / Et on peut avoir l’addition, s’il vous plaît ?
– Le serveur : Je vous apporte ça. / Je vous apporte ça tout de suite.

Vous pouvez refuser bien sûr !
Non merci, c’est bon.
Non merci, pas de café.

(* un déca : un décaféiné. Mais personne ne dit le mot en entier.)

En tout cas, ça se passe toujours comme ça. C’est d’ailleurs sans doute pour cette raison qu’ils ont pris soin d’écrire le C en plus gros dans cette publicité. Vous n’avez pas remarqué comme très souvent, quand on lit des formules toutes faites, très habituelles, on ne voit même pas les fautes de frappe ou les modifications orthographiques, volontaires ou non ?

Café

Et pour écouter :
ici :Un café et l’addition
Ou ici:

Carottes

Carottes

Elles sont toutes jeunes et toutes tendres, éclatantes avec leurs fanes.
Et très photogéniques. De vraies carottes de dessin animé !
On les cuisine en ce moment dans nos jolies jardinières de légumes de printemps.

Et on en fait des expressions :
– La carotte, c’est ce qui fait avancer l’âne, mais aussi les hommes : Il leur faut une carotte, sinon ils ne font rien. La carotte, c’est ce qui motive !
– Et si Les carottes sont cuites, cela signifie qu’il est trop tard pour changer les choses. Tout est désormais joué. (familier)

Petite remarque sur le français : quand on parle des légumes de printemps, on place toujours l’adjectif nouveau ou nouvelle après le nom:
des carottes nouvelles, des oignons nouveaux, des pommes de terre nouvelles.

Laissez infuser

Tisane3

Tisane2

De la mauve, de la chicorée, du genièvre, de l’ortie, de la bardane, de la guimauve et du sureau pour une tisane très agréable. Pourtant, je ne raffole pas des tisanes !

Mais cela m’a fait repenser à cette conversation à la radio, retrouvée dans les archives ! Voici donc quelqu’un qui aime et connaît les plantes médicinales. Je me suis dit aussi que c’était l’occasion d’entendre un accent bien différent de celui de Marseille car Anny Schneider vient de l’est de la France. Et elle a gardé cet accent, plus traînant, même si elle vit au Québec depuis longtemps. Un accent peut-être plus facile à comprendre !

Transcription :
– Je viens d’un petit village d’Alsace, des Vosges du nord, près du Grand Parc Régional, typiquement alsacien, avec les vergers, les jardins, la grande forêt vosgienne en arrière.
– Vous y avez passé du temps, dans cette forêt, lorsque vous étiez enfant.
– Ah oui, je suivais mon papa. Son domaine, c’était la forêt, donc il m’emmenait dans le bois en suivant…
– C’était un homme des bois, vous dites.
– Oui. Toutes les saisons. C’était son métier et il nous nourrissait grâce au fruit (1) de ses cueillettes.
– J’ai fait tous les pays d’Europe, seule et en stop (2) entre seize et vingt-cinq ans. Puis je trouvais que ça se ressemblait un peu, qu’il y avait des carcans (3), que c’était limité. Je rêvais d’espaces plus vastes, d’une pensée plus libre encore, du Nouveau Monde, comme beaucoup de gens. C’est un pays mythique, la cabane, les Indiens, les grands espaces. Moi aussi, je rêvais de ça.
– Vous travailliez à l’époque (4)? Comment vous viviez ?
– Je travaillais pendant six mois, je dépensais mon argent là où j’allais, au fur et à mesure (5). Je découpais mes séjours. Donc un jour, je suis partie dans le Nouveau Monde, en Nouvelle France, et je pensais pas y rester si longtemps. Moi, je voulais faire toute l’Amérique du nord au sud. Mais je suis restée accrochée au Québec.
– Qu’est-ce qui vous a montré que c’était votre chemin de devenir herboriste ?
– Le pissenlit (6), etc, ils connaissaient pas ça au Québec. Pour moi, ça faisait partie du quotidien. Donc comme ça, un jour, le patron, qui est un journaliste d’ailleurs, un chroniqueur de radio très connu là-bas, il m’a dit : Mais madame Anny, il faut que vous enseigniez votre savoir à nos membres et nos visiteurs. Donc j’ai donné des… mes premiers ateliers d’indentification et de transformation des plantes.
– Ça remonte à combien d’années ?
– Trente ans maintenant. Oui. Puis de fil en aiguille (7), j’ai vu mes limites, donc il fallait que j’étudie, l’anatomie, pathologie, physiologie, biochimie, botanique parce que l’herboristerie, c’est une science exacte, très documentée. Puis c’est sérieux tout de même de conseiller les gens pour leur santé, même si c’est une approche complémentaire (8), hein. L’herboriste connaît la plante dans son milieu et sait éventuellement la cultiver, la cueillir au bon moment et la transformer. On devrait redécouvrir ce qui pousse dans notre environnement proche. Puis il y a tellement de plantes, même dans les parcs. Je suis éblouie (9) par le nombre d’arbres anciens et fertiles qu’il y a, les jardins de monastères par exemple, il y en a plusieurs même à Paris. Justement, l’Eglise était longtemps détentrice de la connaissance des plantes, hein. Ça monte… ça remonte à Charlemagne (10), les capitulaires (11) qui imposaient à chaque communauté monacale la connaissance d’une centaine de plantes, dans les capitulaires, et leur conseillaient, même leur imposaient de les cultiver dans le jardin pour soigner la communauté. Et il y avait toujours un moine herboriste qui soignait. Puis après, il y a eu une bulle papale (12) qui a décidé que… il fallait laisser ça aux médecins parce que ça les distrayait des choses de Dieu. Mais l’herboristerie, hélas, ne s’enseigne plus en France depuis Pétain (13). Pareil au Québec. Par contre, c’est toléré dans la mesure où on fait pas de gaffe (14) et qu’on se retrouve pas au tribunal pour malpractice (15). Mais c’est dommage que ce soit perdu comme ça.

Des explications :
1. grâce au fruit de… : grâce à ce qu’il obtenait par… J’ai écrit le mot « fruit » au singulier car elle ne parle pas de « fruits », mais de tout ce que son père trouvait dans la forêt. C’est la même expression que : grâce au fruit de son travail.
2. En stop : elle faisait de l’auto-stop, ou du stop, pour voyager gratuitement. Aujourd’hui, il y a moins d’auto-stoppeurs. On peut faire du covoiturage, mais on paie quelque chose à celui qui nous transporte !
3. Un carcan : quelque chose qui emprisonne, qui limite la liberté.
4. À l’époque : à ce moment-là / dans ces années-là.
5. Au fur et à mesure : peu à peu, jour après jour.
6. Un pissenlit : c’est une fleur jaune très courante dans les champs, qu’on peut manger en salade quand elle est jeune par exemple.
7. De fil en aiguille : en passant d’une chose à une autre.
8. Complémentaire : elle veut dire que ça ne remplace pas la médecine plus traditionnelle.
9. Ébloui : émerveillé
10. Charlemagne : il a été couronné empereur en l’an 800.
11. un capitulaire : un règlement, une loi de l’époque carolingienne.
12. Une bulle papale : une lettre solennelle du Pape.
13. Pétain : le Maréchal Pétain qui a gouverné la France à partir de 1940, en collaborant avec l’Allemagne nazie, jusqu’à la Libération.
14. Faire une gaffe : faire une bêtise, une erreur / commettre une maladresse. Ne pas confondre avec : faire gaffe (familier), qui signifie faire attention.
15. Malpractice : ça ne se dit pas en français. Elle utilise un terme anglais, sans doute sous l’influence du vocabulaire utilisé au Canada.

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