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Ce bleu

DSC_4261 Morgiou
DSC_4265 Morgiou
DSC_4270 Morgiou
DSC_4278 entre morgiou et Sugiton
DSC_4279 Vue sur Cassis et La Ciotat
DSC_4295 Au-dessus de Sugiton

Ce bleu des calanques.
Marcher jusqu’au bout, avec Morgiou sur la droite, monter, descendre, atteindre le cap et basculer sur Sugiton, avec l’ocre de la falaise de Cassis dans le lointain et La Ciotat encore plus loin, remonter de la mer, puis redescendre vers les Baumettes, vers la ville. Marcher longtemps au soleil de février.

Ce bleu.
Et le poème de Shainesse:

Ce soir je fais le geste d’éteindre ma bouche
de suivre le noir
Je décolle toutes les pierres de mon visage
ce visage.
Je fais le geste de courir sur le ventre
vers le bleu, vers la rivière.
Et je jette ce visage
mon visage
en offrande à la mer.

Je lis ce poème ici:
Ce soir – Shainesse

Shainesse écrit des poèmes. Nous avons parlé de poésie sur France Bienvenue.

Aujourd’hui, c’est…

Pivoines

Aujourd’hui, c’est…

… le 14 février. Alors, la Saint Valentin ? Mais non ! (même si j’ai reçu de nombreux mails pour me vendre des lentilles de contact, des livres, des ordinateurs, des tablettes, des vêtements, bref n’importe quoi, parce que la Saint Valentin, dont on se souciait peu en France il n’y a pas si longtemps, ça sert à ça !)

Le 14 février, c’est l’anniversaire de Je dis tu dis il dit nous disons.
Et nous sommes en 2015.
J’ai posté mon premier billet il y a 5 ans.
Et hasard des hasards, le billet d’aujourd’hui est le 500è.

500Ce n’est pas que j’attache une attention particulière aux chiffres et aux nombres mais l’idée de ce qu’il a fallu de retards et d’absence de régularité, de hasard donc, pour arriver à ce compte rond de 500 au bout de 5 ans, cette idée m’amuse !

Mon premier billet s’appelait Que du bonheur, en écho à cette expression très en vogue à ce moment-là, que je n’ai jamais dite parce qu’elle m’agaçait légèrement. Mais dans le fond, elle va bien à ces cinq années de partages avec vous.

Cinq cents billets pour partager : ma langue maternelle, la vie et les mots des gens ordinaires, la parole de ceux qui m’ont emmenée dans leurs univers et nourrie de leurs idées, des images, Marseille.

Cinq cents billets qui m’ont aussi servi, égoïstement, à garder précieusement la trace de ces petites (ou grandes) choses qu’on entend, voit, découvre chaque jour et qu’on oublie plus ou moins au fur et à mesure, ou qui restent en nous mais enveloppées dans le flou de la mémoire.

Des billets que j’ai écrits en pensant aussi de plus en plus à vous, à mesure que je recevais des messages, des commentaires, des avis, des questions, à mesure que ce blog entrait donc en résonance avec vos vies à vous. Et ça, c’est un grand plaisir !

Perdus

Mont beuvray2
Mont Beuvray1
Mont Beuvray3

On peut se perdre dans la forêt !
(Petit billet inspiré par les commentaires d’Anne et Rick).

Une chose est sûre, c’est que si cela m’arrive (en compagnie de quelqu’un obligatoirement), je dirai spontanément: Je crois que là, on est perdus.
Dans l’incertitude du moment, jamais ne me viendra à l’esprit: Nous sommes perdus. Peut-être parce que je ne parle pas assez bien et qu’en disant « Nous », j’aurais vraiment l’impression de m’écouter parler. Et pourquoi surveillerais-je mon langage, perdue en pleine forêt et peut-être un peu contrariée, ou irritée ? Ou alors, ce serait précisément pour bien souligner le côté « dramatique » de la situation, ou pour ironiser, et je ne le dirais pas du tout sur le même ton que toutes mes autres phrases avec On:

Si tu veux mon avis, là, je pense que nous sommes perdus.

Tu crois pas qu’on est perdus ?
J’ai l’impression qu’on est perdus, là !
Tu es sûr qu’on n’est pas perdus ?

Pour écouter ces phrases: On est perdus

Donc oralement, On nous vient de plus en plus naturellement à la place de Nous, c’est un fait. Quand j’entends quelqu’un utiliser Nous, je le remarque immédiatement et je me dis en quelque sorte inconsciemment qu’il parle parfaitement parce que c’est comme ça dans son milieu ou parce qu’il surveille son langage. Ou alors, je me dis que c’est un étranger !
Encore quelques années et On employé à la place de nous ne nous semblera sans doute plus familier mais normal.

Et nous nous habituons voir le participe passé accordé au pluriel puisque même nos grammaires se sont adaptées et approuvent cet usage.

Pour le moment, je pense que je contourne le problème quand c’est possible: si je dois écrire, je continue à utiliser Nous, pour éviter d’avoir à faire cet accord qui paraît bizarre quand il est écrit noir sur blanc, imprimé, affiché comme dans cette publicité qui a attiré mon regard pour cette raison.
Mais je peux de moins en moins esquiver le problème puisque ce blog et son grand frère France Bienvenue sont nés de cette idée de transcrire des conversations dont je recherche avant tout le côté oral ! Alors, personnellement, je crois que je m’habitue à taper des S partout ! (Je vais d’ailleurs prêter davantage attention à ce que font les romanciers d’aujourd’hui.)

Pour finir, j’ai enregistré ce qui précède, mais pas exactement. Comme j’ai d’abord pensé cet article à l’écrit et pas comme un enregistrement, il y a de petites différences de style parce que je ne l’ai finalement pas lu à voix haute mais « reformulé » spontanément comme si je vous parlais. Alors, il y a des Bah, des Voilà, des négations imparfaites qui traînent !

Perdus Version orale

Et pour conclure vraiment, tout ça, c’était juste pour vous emmener vous perdre dans cette très belle forêt !

Noël au balcon

Gelée

Il n’a pas encore fait vraiment froid.
Peu de neige en montagne.

Alors, Noël au balcon, Pâques au tison ?
Proverbe bien connu, dans un sens ou dans l’autre selon les années, mais qui ne se vérifie pas toujours bien sûr. On verra s’il fait froid à Pâques !

* un tison : c’est un morceau de bois qui a commencé à brûlé et qui continue à se consumer. Donc dans ce dicton, il évoque l’idée du feu qu’on fait dans la cheminée parce qu’il fait froid dehors. (A part dans cette expression, aujourd’hui, on emploie ce mot très rarement en fait.)
Avez-vous le même genre de dicton dans vos langues respectives ?
Je vous souhaite un Joyeux Noël, avec ou sans neige !

Automne

Les cèpes

Les champignons sortent, puisque c’est l’automne. Tous ne sont pas comestibles mais ces cèpes sont très appréciés. Et pour qui connaît les bons coins (selon les arbres et l’exposition), ils poussent… comme des champignons !

Voici donc une expression de saison (qu’on retrouve dans d’autres langues) : pousser comme des champignons / comme un champignon.
Elle indique une croissance ou un développement très rapide, comme les champignons après la pluie, en général pour des bâtiments, des villes :
Dans ce quartier, les maisons poussent comme des champignons car de nombreux permis de construire ont été accordés.

Il existe une autre expression, argotique celle-ci, mais qui n’a pas le même sens, et qu’on entend moins qu’avant. (L’argot est soumis aux modes.)
Quand on appuie sur le champignon, cela veut dire qu’on accélère au volant de sa voiture.

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