Un Parisien à la campagne

Ce soir, rugby à la télé – la France joue. Donc les pubs d’avant-match tournent autour des déodorants pour homme, de leurs sous-vêtements et des voitures. Les pubs pour les voitures jouent sur plusieurs registres: certaines exaltent la liberté, les grands espaces et personnellement, me laissent juste le souvenir de belles images, pas de la marque. D’autres racontent de petites histoires plus ordinaires, des histoires de famille. Côté pratique des voitures. En voici une sympathique et pleine d’humour. Chacun est dans son rôle, papa s’occupe du feu, maman étend le linge et le copain de Paris transplanté temporairement à la campagne est comme un ovni incrédule au milieu des salades. Petit clin d’œil aussi à ces citadins qui ont déserté la ville pour emmener leur famille pousser plus près de la nature.

Ford PubCette publicité est ici.

Transcription :
– Oh ouais, tu as eu raison de quitter Paris. Vous êtes bien ici.
– Vous avez pas de salade en sachet ?
– Votre père, il va pas au lavage automatique !
– Non.
– Et donc vous avez pas de sèche-linge !
– Oh ! Vous avez pas de console de jeux! Pfff…
– Et pour les œufs, vous… vous allez pas au supermarché ?
– Hop, tiens. Vous avez pas de charbon de bois non plus.
– Ah, tu as ça sur ta Ford !
– Ça, c’est super pratique. Surtout quand on se sert pas de ses mains. Tu viens ?
Ford Kuga avec hayon mains libres. Une autre façon de voir la vie.

Côté français, c’est parfait pour illustrer certaines petites transformations que nous faisons sans y penser mais qui peuvent gêner ceux qui apprennent le français:
A Paris, on a un sèche-linge. A la campagne, on n’a pas de sèche-linge.
A Paris, les enfants ont une console de jeux pour s’occuper. A la campagne, les enfants n’ont pas de console de jeux.
Un Parisien a du charbon de bois pour allumer un barbecue. Un expatrié en province n’a pas de charbon de bois.

Côté prononciation, on dit un hayon sans faire la liaison.
Quel luxe ! Il fallait y penser, le coffre qui s’ouvre en entier tout seul ( ou presque)!

Les mains dans les poches donc. Une expression à prendre au sens propre, quand on voit le Parisien au tout début, dans le potager: oui, il a bien les mains dans les poches. Et ensuite, il les garde tout le temps dans ses poches ! Pas le moindre petit coup de main pour passer les pinces à linge, ou pour frotter la voiture, ou ramasser du petit bois.

Alors, on en vient à l’autre sens de cette expression, son sens figuré : quand on dit de quelqu’un par exemple qu’il est là, les mains dans les poches, c’est qu’il ne fait rien. Ou encore, si on obtient quelque chose les mains dans les poches, on l’obtient sans faire d’effort, sans rien faire.

Il m’arrive de demander à certains étudiants pourquoi ils viennent en cours les mains dans les poches… Vous savez, ces étudiants qui ont oublié d’apporter de quoi travailler (leur matériel, leur tête et leur motivation) !

Et pour finir, juste le son, si vous n’accédez pas à cette publicité, pour le ton incrédule du visiteur qui va de surprise en surprise – Mais enfin, comment est-ce possible ? Et pour la petite pique de la fin pour celui qui « ne se sert pas de ses mains »:
Les mains dans les poches

Publicités

Étiquettes : , ,

One response to “Un Parisien à la campagne”

  1. une fille says :

    Salut,

    En voyant cette pub j’ai pensé à autres choses. Pas vraiment à la comparaison campagne ville, aujourd’hui il n’y en a plus de comparaison, toutes les maisons sont équipés du même confort de base, il y a des supermarchés en campagne et j’ai vécu en campagne et j’avais une console de jeu lol.Si le publicitaire voulait vraiment mettre l’accent sur ces différences qui n’existent pas c’est que c’était juste un connard de parigaud ignorant qui n’a jamais voyagé.

    Cette pub m’a surtout fait pensé au progrès qui rend le quotidien vide et dépourvu de sens.J’avoue qu’il n’y a pas tellement de parallèle avec le hayon main libre. Et je pense que le publicitaire voulait effectivement mettre l’accent sur les mains libres.

    Mais peut être a t il voulu y glisser un peu de nature, de simplicité dans cette pub .

    Avant on éprouvait la joie de découvrir ses œufs dans son poulailler, aujourd’hui on se rue dans les supermarchés, lieu austère triste sans vie, uniforme. Avant on jouait ensemble aujourd’hui on est tous derrière un écran dès notre plus jeune âge et seul le plus souvent. Avant on étendait le linge sur des fils, les bonnes odeurs de lessive s’épandaient dans le quartier, le linge avait pris l’air, aujourd’hui il est surchauffé dans un tambour où les bactéries prolifèrent.
    La campagne est plus propice à ce genre de comportement, d’habitude quotidienne. On a le plus souvent un jardin de l’espace pour vivre.

    Cette pub m’a fait penser à la pub gervais. « Mon écran plasma », le paysage grandiose devant ma porte », mon réseau social, les voisins autour de nous que l’on croise…Des publicités qui dénoncent la sur-technologisation de la société.. ON rend nos moindes faits et gestes technologiques. Bientôt manger nécessitera un équipement technologique..

    Voilà je voulais te faire part de l’impression que m’avait laissé cette pub. Comme quoi une pub ne laisse pas entrevoir que le produit, mais elle peut être sujette à différentes interprétations.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :