La petite reine

Juillet marque la fin de l’école pour les enfants et le début des vacances pour une partie des Français.
C’est aussi le début du Tour de France que suivent les passionnés de cyclisme bien sûr mais pas seulement: le Tour de France, c’est une vraie institution et un des événements sportifs les plus populaires en France, malgré les scandales récurrents liés au dopage.
On peut aller voir le départ ou l’arrivée des étapes, selon l’endroit où on habite ou bien où on passe ses vacances. On peut suivre les coureurs en direct tous les jours à la télévision ou regarder le résumé de chaque étape en fin d’après-midi. Les infos à la radio et les journaux télévisés font le point tous les jours.

Voici Bernard Hinault, un ancien coureur français très populaire qui raconte avec son petit accent breton ses souvenirs du Paris-Roubaix, une autre course très suivie en France, plus tôt dans l’année.

Transcription:
– Bon souvenir parce que on gagne. Mauvais souvenir parce que c’était pas ma course de prédilection (1). Et puis tous les incidents que j’avais pu avoir au niveau chutes, crevaisons, le clébard (2) qui me fout par terre (3)et… La totale (4), quoi, mais bon (5) ! A la sortie quand même, on a gagné. Surtout devant qui ! Je pense que j’ai… j’ai battu des gens qui étaient des spécialistes, donc c’était pas si mal (6) ! C’est un monument (7) quand même, hein, même si j’ai pas aimé ! Quand on sait le nombre de coureurs qui adorent cette course, bah, il faut… faut le respecter, ça !
– Est-ce que cette course a beaucoup changé ?
– Pas vraiment, non, parce qu’on arrive toujours sur les vélodromes. Il y a toujours 54 km de pavés. Bon, peut-être que il y a certains secteurs qui sont moins bons. Autrement, bah, il faut… faut toujours courir de la même manière, hein. Faut toujours être présent. Il faut être devant en permanence, en permanence, parce que si vous vous baladez (8) trop derrière, ça va… Vous avez vite fait de tout… de tout perdre (9), hein! Et puis les efforts que l’on (10) fait à chaque fois, on les paye à un moment donné.

Quelques explications
1. de prédilection: préféré(e)
2. un clébard: un chien (argot) On dit aussi un clebs.
3. foutre quelqu’un par terre: mettre quelqu’un par terre, le faire tomber. (très familier)
4. La totale! : on dit ça pour montrer qu’on a eu le maximum d’ennuis, de difficultés.
5. Mais bon: on dit ça pour exprimer que de toute façon, on a bien été obligé d’accepter la situation et qu’on s’en sorti.
6. c’est pas si mal: c’est plutôt bien, c’est plutôt un bon résultat.
7. C’est un monument: c’est une grande course, une course mythique.
8. se balader: se promener (familier)
9. vous avez vite fait de perdre: vous perdez très facilement.
10. que l’on = qu’on. L’utilisation de « l’on » est plus soutenue que « on » tout seul. Ce qui est amusant, c’est le contraste entre les mots familiers qu’il utilise et cette tournure plutôt écrite et recherchée.

* La petite reine: c’est le surnom du vélo. (qu’on appelle aussi une bicyclette, mais ce mot n’est plus très employé.)

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