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Mais qui va s’occuper de ton linge ?

Lessive
Les mères. Leurs fils.
Nos fils. Tout ce qu’on fait avec eux, pour qu’ils deviennent grands.
Et aussi ce qu’on jurait de ne jamais faire ! Parce qu’on ne savait pas encore.
Histoires de mères et de leurs fils devenus grands. Histoires d’amour pour toujours.
"Mais qui va s’occuper de ton linge ?" Question éternelle, posée avec humour ici !


Transcription :
…Son fils partant, voulant partir, vers 18 ans, 19 ans, [elle] a dit – et c’est… c’est une phrase que j’ai mise dans le texte évidemment, dans… dans le scénario(1) : « Mais qui va s’occuper de ton linge ? » Et là, je me suis moquée. J’avais pas encore d’enfants.
J’ai dit : « Oh bah quand même ! (2) C’est pas… »
« Oui, ça va (3) ! Tu verras, tu verras ! »
J’ai vu ! Effectivement ! Il y a plein de mères qui sont trop contentes que leur fils arrive avec leur ballot (4) de linge à laver à la maison, alors qu’ils ont… Franchement, ils peuvent… il y a toutes les laveries de la terre à proximité, hein, si ils veulent. Parce que ça reste un lien, même s’il est nase (5)! Bon, on préfère avoir d’autres liens. Moi je préfère discuter… J’ai un fils qui est luthier (6), je préfère qu’il me parle de son métier plutôt que de me faire laver ses chemises, on va dire. Ce qu’il fait pas, d’ailleurs… Et que je fais de temps en temps… Quand il arrive, je dis: « Tu veux que… » «  Mais non. » « Si… » Voilà. Discrètos (7), mais je le fais discrètement.
Comment dire ? C’est vrai que une absence… Quand j’ai interviewé des fils, entre 20 ans et 50 ans, ce que j’ai réco[lté]… recueilli, à part un déni – parce que les gens sont dans le déni (8), voilà. Les mères disent : " Mais c’est normal, mais c’est naturel qu’ils s’en aillent. Moi, j’ai aucun problème avec ça. » Bien sûr que c’est naturel et c’est normal. Il faut qu’ils s’en aillent ! Mais c’est barbare ! Je veux dire, quand on aime un homme, quand on aime quelqu’un, on fait tout pour le garder. On se fait le plus belle (9) possible, le plus intelligente, le plus drôle, le plus amoureuse, le plus tout…, le plus, le plus, le plus, pour le garder. Avec les enfants, on fait le plus, le plus, le plus, pour qu’ils s’en aillent. Ce qui est quand même donc biza[...] enfin, c’est pas bizarre, c’est naturel, c’est naturellement barbare. Mais bon, donc j’ai interviewé une vingtaine de garçons et ils m’ont tous dit : « J’adore ma mère. Mais elle est un peu lourde (10).» En gros (11), je résume. Il y a un Corse, un jeune acteur corse que j’avais rencontré au moment de Noël, et à qui je dis : « Qu’est-ce que tu vas faire à Noël ? Tu… tu vas en Corse ? » Il m’avait répondu : « Oh, bah si j’y vais pas, ma mère, elle m’envoie une équipe ! » Ce qui m’avait fait beaucoup rire et je m’étais dit : Ah ! Si moi j’avais le pouvoir d’envoyer une équipe ! C’est pas mon genre (12). Mais donc il y a des mères dont on sent que c’est incontournable. Moi je suis plus laxiste que ça. Je pleure dans les coins (13) mais jamais… Alors en plus, on pleure dans les coins ! On pleure pas… on pleure pas devant eux.

Quelques explications :
1. le scénario : Brigitte Rouan est cinéaste donc il s’agit du scénario de son dernier film: Tu honoreras ta mère et ta mère. (que je n’ai pas vu.)
2. Bah quand même ! : cette exclamation sert à protester et à affirmer le contraire de ce qui vient d’être dit. Par exemple :
- Tu vas savoir faire ?
- Oh bah quand même !
(= bien sûr, ce n’est pas si compliqué que ça.)
- Tu as pensé à son anniversaire ?
- Bah quand même !
(= je ne suis pas totalement idiot. Je suis capable de penser à ces choses-là. Ou bien : c’est tellement important que je ne risque pas d’oublier.)
- Il faut que je lui fasse son repas.
- Oh bah quand même !
(= il est assez grand pour le faire lui-même.)
3. ça va : cette expression a beaucoup de sens différents. On peut l’utiliser comme ici pour « attaquer » la personne qui vient de nous dire quelque chose, quand on n’accepte pas une réflexion, une critique, pour montrer que ça nous irrite. Voici deux exemples :
- Je trouve que tu n’aurais pas dû lui dire ça.
- Oh, ça va ! Je dis ce que je veux !
- Tu te lèves trop tard le matin.
- Oh, ça va ! Je ne suis jamais en retard au travail.

Evidemment le ton n’est pas le même que quand on dit que tout va bien. C’est un ton agacé.
4. Un ballot : un sac, un paquet
5. nase : nul / mauvais (familier)
6. un luthier : il fabrique des violons, des altos.
7. Discrètos : discrètement. (Vous ne trouverez pas ce mot dans le dictionnaire, c’est juste oral et familier)
8. être dans le déni : refuser de voir la réalité en face
9. le plus belle possible : il faudrait dire : la plus belle possible. (Et même chose pour la suite : la plus intelligente, etc…) C’est bizarre de mélanger du féminin et du masculin comme ça, même à l’oral, qui est pourtant plus souple.
10. Elle est lourde = elle m’agace, elle est pénible.
11. En gros : sans entrer dans les détails
12. Ce n’est pas mon genre : ce n’est pas ma manière de faire.
Par exemple :
- Appelle-le ! Insiste !
- Oh, c’est pas mon genre (d’insister). J’attends qu’il prenne le temps de me répondre.

13. Dans les coins : en cachette, sans se montrer.

Et un peu de vocabulaire familier pour terminer, avec les mots qui se terminent par -os, en devenant de l’argot, comme discrètos:
- calmos= calmement.
ça va calmos aujourd’hui. On n’a pas beaucoup de clients.
Oh ! Calmos ! C’est quoi, tout ce bruit ici ?
- craignos: douteux / dangereux.
Il est craignos, ce type.
C’est craignos ici. Je reste pas !
- nullos : nul
Tu es un gros nullos !
- chicos: chic, élégant
Il était habillé chicos pour le mariage de sa sœur!
- du matos: du matériel
Ce photographe, il a du super matos !
- gratos: gratuitement
Dis-lui que tu viens de ma part. Il te réparera ça gratos.

On prononce le "s" à la fin de ces mots:


C’est pas le Pérou

Beaucoup de choses à apprendre avec cette publicité pour un tout nouveau service TGV !

Pérou2

- D’abord une expression courante qu’on emploie pour dire que ce n’est pas grand chose, que ça ne rapporte pas beaucoup, que c’est une somme modeste. Effectivement, 10€, ce n’est vraiment pas le Pérou ! Donc tout le monde va pouvoir se payer des voyages en TGV. Et ce ne sera pas pour aller au bout du monde mais pour descendre vers le sud-est de la France.

- Et une autre expression: Normalement, avec 10€, on ne va pas bien loin, c’est-à-dire qu’on ne peut pas s’acheter grand chose. Mais là, quand même, on peut s’offrir un beau voyage !
Ouigo On va pas bien loin

- Alors c’est aussi une petite leçon de géographie ! Et voici comment prononcer ces noms de villes.


- Petite leçon de marketing, ou comment créer des noms faciles à retenir, si possible avec quelque chose qui ressemble à de l’anglais ! Mélange donc avec ce Oui bien français, qui se prononce comme We, et ce Go bien anglais, mais bien sûr à prononcer à la française. Alors, oui, on y va ! A des prix comme ça, ce serait dommage de s’en priver…

- Mais petite leçon de décodage pour finir ! Avec le low-cost qui arrive dans les trains, il y a le revers de la médaille.

pas le pérou8* Ce ne sera pas 10€ pour tout le monde, puisque c’est à partir de 10€.
* Et ce ne sera pas à partir de la Gare de Lyon à Paris, facilement accessible. Il faudra commencer par aller à Marne la Vallée. Un peu plus loin, un peu plus long, un peu plus cher. Comme lorsqu’il faut aller à l’aéroport.

* Il faudra arriver au moins 30 minutes avant le départ. L’avantage du train (TGV ou pas), c’est justement qu’on peut arriver à la dernière minute ! Cela aussi ressemble donc aux voyages en avion. D’ailleurs, dans la pub, il est question d’embarquement. Normalement, on monte dans un train. Embarquer, voilà un verbe réservé jusqu’à maintenant à l’avion et au bateau.

* Il faudra savoir faire sa valise car la taille est limitée, comme celle des bagages autorisés dans les cabines des avions. Sinon, ce sera plus cher ! Remarquez, on pourra voyager léger puisqu’il fait toujours beau et chaud à Avignon, Montpellier, Marseille… (Enfin presque !)

* Il faudra être prévoyant côté nourriture et boisson. Plus de voiture-bar.
Une économie présentée avec humour:

Ouigo gastronomie
Remarquez, de toute façon, les sandwiches SNCF ne sont pas de grands exemples de gastronomie. Alors, c’est vrai qu’on n’est jamais si bien servi que par soi-même. Beaucoup de voyageurs l’avaient déjà compris !

Un ou une ?

En français, tout a un genre. Tout est masculin ou féminin. Nous n’y prêtons pas attention bien sûr car nous grandissons avec. Mais pour quelqu’un dont le français n’est pas la langue maternelle, souvent, ce n’est pas une mince affaire* de mémoriser tout ça ! Et même chez certains étrangers qui parlent un excellent français, il y a parfois quelques petites erreurs.
Mais ne vous inquiétez pas ! Cela ne nous gêne pas pour comprendre.

Sauf dans quelques cas, où le même mot employé au masculin ou au féminin n’a pas du tout le même sens.
D’ailleurs, il ne s’agit pas du même mot ! La version masculine évoque tout autre chose que la version féminine.
Pour nous, c’est immédiat et cela peut donc entraîner une incompréhension mais qui, somme toute, est passagère.
(Et parfois, c’est plutôt drôle !)

* Ce n’est pas une mince affaire: c’est compliqué.

Voiles, ou le genre des noms

Voiles

Marseille,
Des nuages, du vent, des voiles.
Une multitude de voiles, au féminin. Blanches et colorées sur la mer.
Et d’autres voiles, au masculin cette fois. Noirs.

Le temps de lire


Il fait mauvais temps.
Un temps à ne pas mettre le nez dehors.
Un temps à prendre son temps.
Un temps propice à la lecture.


Transcription:
- Je suis en train de lire La couleur des rêves, de Rose Tremain.
- C’est un auteur (1) que vous connaissiez ?
- Pas du tout ! Je l’ai découvert en allant à la bibliothèque, la… la semaine dernière.
- Vous empruntez souvent des livres là-bas ?
- Oui, tout le temps.
- Qu’est-ce que vous aimez lire ? Quel genre de livres vous aimez lire ?
- J’aime beaucoup les livres historiques, et puis quelques policiers aussi.
- Là, en l’occurence (2), c’est un… c’est un policier ?
- Non, pas du tout. C’est l’histoire d’un couple qui va en Nouvelle Zélande pour trouver de l’or. C’est un livre qui… qui me plaît beaucoup.
- Ça vous plaît. Qu’est-ce qui… qu’est-ce qui vous plaît dans ce livre ?
- Bah c’est-à-dire que c’est une histoire qui est pas ordinaire, disons. Et puis, c’est bien écrit. Donc j’avoue que je suis assez tentée d’arriver à la fin pour savoir exactement ce qui va se passer.
- Est-ce que vous avez toujours lu ?
- Plus ou moins. Pas plus que moins à la limite (3) quand j’étais en activité (4), mais depuis que je suis à la retraite, oui, beaucoup.
- Et enfant par exemple, vous aimiez lire ?
- J’avoue que j’ai pas tellement de souvenirs de mon enfance. Comme j’ai… Comme je vais souvent à la bibliothèque, j’ai l’occasion de… de rencontrer des… des classes d’enfants qui viennent. Je trouve effectivement qu’on leur permet d’accéder à la lecture d’une manière sans doute plus importante que nous, on (5) ne le faisait à notre époque. Et moi-même, je vais lire des histoires aux enfants dans les écoles maternelles (6).
- Comment ils réagissent, les enfants, à ça ?
- Ils posent beaucoup de questions, ce qui est très bien, à mon avis, comme ça, ça leur permet d’apprendre un certain nombre de choses. Ils sont, oui, vraiment très vivants, très dynamiques.
- Est-ce que ça vous donne envie, vous, de… d’écrire par exemple ?
- Non, pas du tout. Je vois pas du tout comment on peut raconter une histoire avec tant d’imprévu, de… de surprises. J’ai du mal à le… à l’imaginer.
- Ça vous impressionne ?
- Oui, un peu, oui.
- Est-ce que vous sacralisez le livre, par exemple ?
- J’ai toujours fini mes livres, même ceux qui me plaisaient pas.
- Alors là, vous êtes impatiente. Il vous reste combien de pages ?
- Oh, il doit plus m’en rester beaucoup ! Une cinquantaine.
- Faut pas regarder le dernier mot, hein !
- Ah, non, non, non ! Ça, surtout pas ! Faut pas (7). Parce qu’après, on est déçu. Je l’ai fait une fois et depuis, je l’ai jamais refait.

Quelques détails:
1. un auteur: ce nom est toujours masculin mais il s’applique à tout écrivain, homme ou femme. Depuis quelque temps cependant, on trouve l’orthographe: une auteure, au  nom de l’égalité hommes-femmes.
2. en l’occurence: dans le cas présent / dans la situation présente.
3. à la limite: à la rigueur / je veux bien l’admettre
4. être en activité: à propos d’une personne, cela signifie qu’elle travaille, qu’elle  est dans la vie active.
5. que nous on le faisait… : à l’oral, c’est tout à fait naturel de mélanger nous et on. Normalement, d’un point de vue strictement grammatical, on devrait dire: …que nous, nous ne le faisions à notre époque. Mais c’est d’un niveau de langue plus soutenu, plus écrit.
6. une école maternelle: les enfants français peuvent être scolarisés dès l’âge de 3 ans, en maternelle, avec de vrais professeurs des écoles formés pour ça. Cette dame va lire des histoires aux petits bénévolement.
7. Faut pas: il ne faut pas. (style familier, à cause de l’omission du pronom il, très courante.)

Deux façons de parler très naturelles à l’oral:
- Utiliser "ça" et non pas "cela": ça vous plaît ? / ça vous donne envie… ? / ça leur permet… / ça vous impressionne ? (Cela est d’un niveau de langue soutenu et avant tout écrit.)

- Mélanger "nous" et "on" dans une même phrase.
C’est même devenu tellement courant que ça se lit sur internet:

Ce qui est surprenant dans le titre, c’est l’emploi de "que l’on" (qui est soutenu), au lieu du très ordinaire "qu’on", qui serait plus cohérent ici puisque le mélange "on" et "nous" est plus familier.

Pour récapituler, voici tout ce qu’on pourrait dire:
- que l’on inflige à ses cheveux. (le plus correct grammaticalement et le plus soutenu)
- qu’on inflige à ses cheveux. (tournure impersonnelle tout à fait correcte)
- que nous infligeons à nos cheveux. (tournure plus personnelle, qui nous implique davantage et parfaitement correcte aussi)

- que l’on inflige à nos cheveux: cette phrase est correcte si ce "on" désigne quelqu’un d’extérieur, quelqu’un d’autre qui n’est pas "nous". Or, en lisant la suite, on se rend bien compte que ce n’est pas le cas ici: On fait des gestes qui nuisent à nos cheveux. Ici, il est évident que on est utilisé à la place de nous, et non pas pour désigner quelqu’un d’autre.

Et pour conclure, de toute façon, "infliger une erreur" n’est pas très français !
A la place, ce serait plutôt: Les erreurs que nous faisons avec nos cheveux. Ou encore: Les mauvais traitements que nous infligeons à nos cheveux.

Ça sert ou ça serre ?

Hier, c’était la cérémonie de passation des pouvoirs entre Nicolas Sarkozy et François Hollande.
L’un quitte l’Elysée, l’autre s’y installe.
Tapis rouge.
Costumes stricts.
Couples présidentiels, l’ancien et le nouveau.
Poignées de main.

Et belle double faute d’orthographe sur internet, dans la légende à droite d’une des nombreuses photos de l’événement.
Comme quoi, on ne se relit jamais assez…

Orthographe à revoir !

Gros plan sur une grosse erreur

Gros plan sur une grosse erreur

Premier problème: de quel verbe s’agit-il ?
Se sert, c’est le verbe se servir. Or on ne se sert pas la main, on se serre la main, du verbe se serrer.

Deuxième problème: Le verbe est-il au singulier ou au pluriel ?
Ils sont deux à se serrer la main. Tout seul, c’est plus difficile !
Donc se sert est doublement bizarre puisqu’en plus d’être le verbe se servir, au pluriel ce serait de toute façon se servent.

Alors, ça ira beaucoup mieux en écrivant:
Nicolas Sarkozy et François Hollande se serrent la main !
La prononciation est la même, donc à l’oral, il n’y aurait pas de problème en fin de compte !
Mais un mot écrit renvoie immédiatement à une idée bien précise et l’orthographe (parfois compliquée certes) est un code commun qui sert à se comprendre, d’où ce petit moment de flottement* à la lecture d’une telle phrase.

J’ai lu récemment qu’il y a de plus en plus de fautes d’orthographe (et de frappe) dans la presse parce qu’il y a de moins en moins de personnes dont le travail consiste à relire ce qui va être publié. Et de moins en moins de temps consacré à cette étape si nécessaire.
Relecture d’autant plus importante aujourd’hui où, si on y réfléchit bien, les occasions d’écrire sont de plus en plus nombreuses pour tous: SMS, emails, forums, dans lesquels l’expression est souvent purement phonétique ou hautement approximative et donc très difficile à suivre !

Petit détail de vocabulaire aussi: je n’avais jamais entendu parler du parvis de l’Elysée. D’habitude, il est question du perron de l’Elysée, ce petit espace où se font les photos officielles avec les chefs d’Etat, juste en haut des quelques marches, à gravir ou descendre avec aisance et naturel quand les journalistes et les photographes sont là.
Un parvis, c’est beaucoup plus grand, comme le savent ceux qui se sont promenés sur le parvis de Notre Dame à Paris.

* un moment de flottement: un moment d’incertitude, d’hésitation.

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